[‘UWRUBBA], création juin 2021


Conception : Ali et Hèdi Thabet

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Cette nouvelle création puise aux racines de la démarche artistique d’Ali et Hèdi Thabet, au croisement entre Europe et Orient. Autour de la parole de Raimondakis, un des derniers lépreux de l’île de Spinalonga, et de la figure de Narcisse, symbole de la beauté mais aussi de l’amour et de l’exil, Ali et Hèdi Thabet mettent en scène un spectacle total proche de l’opéra dans son intensité et dans sa forme accessible à tous.

Sept danseurs, huit musiciens-chanteurs grecs et tunisiens, dont une mezzo-soprano qui interprétera des airs médiévaux et de la Renaissance, donneront corps à cette aventure poétique où René Char, Charles Bukowski et Frédérick Nietzsche auront aussi leurs places.

Quant à l’immense miroir posé sur scène, il reflétera des extraits du film L’Ordre de Jean-Daniel Pollet, consacré aux derniers lépreux de l’île de Spinalonga, une façon de mettre en résonance bannis d’hier et d’aujourd’hui.

© Andrea Messana

Ne me touchez pas, création 2022-2023


Directrice artistique / chorégraphe : Laura Bachman

Musique originale : Vincent Peirani

  • 6 personnes en tournée : avec musique live
  • 3 personnes en tournée : avec musique enregistrée

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« Ne me touchez, ne me touchez pas, car j’ai peur de ressentir »

Doris Lessing, Le carnet d’or

Rendre visible le toucher. Rendre visible son absence. Rendre visible l’énergie entre deux corps, l’espace qui les sépare ou la force qui les attire l’un vers l’autre. Explorer le toucher sous toutes ses formes, à travers son aspect purement physique autant qu’à travers sa place dans nos cultures, dans nos sociétés.

Essentiel dans notre découverte et notre perception du monde, le toucher évoque autant la douceur que la violence, la sensualité que l’austérité. Fascinant, ce sens l’est par sa capacité a être tour à tour un outil de réconfort, d’agression, de plaisir charnel, de solidarité, d’identification et d’analyse. C’est ce conflit permanent de ce qu’il représente qui en fait un sujet particulièrement passionnant à aborder.

Explorer le tabou qu’il évoque dans une société influencée par sa culture religieuse, confronter la tendresse de la caresse avec le caractère invasif qu’elle peut revêtir dans certains contextes non consentis, mettre en parallèle le contact avec soi-même et le contact avec les autres et ainsi questionner notre rapport à nos corps et à ceux d’autrui. Autant de possibilités qui permettent de scanner l’humain et de l’étudier dans
toutes ses complexités et contradictions.

© Julien Benhamou

Re:INCARNATION, création en janvier 2021


Conception et direction artistique : Qudus Onikeku

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Sur le groove de Lagos, sa ville natale, le chorégraphe nigérian revisite l’afrobeat des années soixante-dix avec le hip hop, le dance hall et le funky house d’aujourd’hui.

Qudus Onikeku est un chorégraphe Nigérian, né à Lagos. Cette ville exubérante et tentaculaire est aussi le berceau de Féla Kuti, figure politique du Black Power et musicien génial. Son Afro-Beat a une rythmique irrésistible qui mélange jazz, highlife, soul-funk, à des sons africains. Diffusée dans le monde entier, revisitée à la mode hip-hop et funky house, elle incarne le groove de Lagos. Formée par Qudus Onikeku, une toute nouvelle génération de danseurs s’en est emparée, pour réincarner les luttes passées dans les corps d’aujourd’hui. Cette création fait également référence à la culture Yoruba dont est issu le chorégraphe, dans laquelle l’idée de réincarnation est centrale.

© Hervé Véronèse